A l’appel de la FERC-CGT, de la FAEN, de la FSU, du SGEN-CFDT et de l’UNSA-Education

 

TOUTES et TOUS en GREVE

le 24 JANVIER

 Des emplois pour réduire le temps de travail

Pendant des mois, le ministre de l’Education nationale a fui la demande d’ouverture de négociations sur l’application de la réduction du temps de travail à tous les salariés de l’Education nationale. Aujourd’hui, il multiplie les déclarations pour dire que les enseignants seront exclus de toute mesure de réduction du temps de travail. De plus, c’est ce que traduit le budget 2002 où aucun emploi n’est prévu à cet effet pour les personnels d’enseignement, d’orientation et d’éducation.

Pour la CGT, alors que le temps de travail des enseignants (obligations de service, charges périphériques) ne cesse de s’alourdir et que leurs conditions de travail se dégradent, rien ne saurait justifier que près d’un million de personnes soient exclues de cette mesure sociale qui s’applique à l’ensemble des salariés de notre pays.

Pour la CGT, la réduction du temps de travail doit être significative et concerner tous les personnels. Elle doit s’accompagner des créations d’emplois correspondants.

 Des emplois pour améliorer les conditions d’enseignement

Or, c’est bien parce que le gouvernement se refuse à créer les emplois nécessaires qu’il n’y a ni réduction du temps de travail, ni réponse à de nombreux besoins pourtant identifiés. Qu’il s’agisse d’aider aux transformations du système éducatif, d’améliorer les conditions de travail de tous, de réduire les effectifs élèves, de mettre fin à toutes les discriminations horaires, d’intégrer des temps de coordination dans les services…

 Des emplois pour résorber réellement la précarité

Ce sont aussi les mêmes insuffisances qui font que les mesures actuelles de résorption de la précarité sont très en deçà de ce qui serait nécessaire, tant en volume que dans les conditions de mise en œuvre. Ceci d’autant plus que la rentrée a été marquée par l’embauche de plusieurs milliers de nouveaux précaires dans des conditions d’emploi et de rémunération encore plus dégradées que pour leurs prédécesseurs.

C’est cette situation qui a conduit la FERC-CGT, la FAEN, la FSU, le SGEN et l’UNSA-Education à interpeller le Premier Ministre à la fin du mois de novembre pour lui demander l’ouverture de négociations. Son absence de réponse, qui donne une idée de la volonté de dialogue social du gouvernement (qui en avait déjà montré sa conception en refusant aux fonctionnaires une juste revalorisation de leurs salaires et pensions), est une fin de non-recevoir.

C’est pourquoi les cinq fédérations ont décidé d’appeler les enseignants à cesser le travail le 24 janvier et à participer

aux manifestations qui seront organisées.

 

Dans le prolongement de ce qui avait été initié les 22 septembre et 10 décembre, l’UNSEN-CGT invite les personnels à une nouvelle étape de la mobilisation et à créer les conditions de celle-ci en organisant des assemblées générales dans les établissements et les localités, à la fois pour refuser toutes les suppressions de classes et de postes et chiffrer les besoins d’emplois.

Ce sont ces créations d’emplois que nous devons exiger !

Ce sont ces créations d’emplois qui permettront de répondre aux besoins de rénovation du système éducatif et aux attentes des jeunes et des personnels.

Manifestation à 14h30, Châtelet