La mobilisation des sans-papiers continue

Depuis plusieurs semaines, les sans-papiers du 93 manifestent quotidiennement pour demander leur régularisation. Par leur action, ils rappellent qu’ils sont 25 000 en Seine-Saint-Denis à vivre dans la clandestinité alors que la plupart d’entre eux travaillent, consomment, payent leur loyer en France depuis de nombreuses années.

L’occupation de la Basilique de Saint-Denis a projeté sur la scène médiatique la profonde détresse dans laquelle se trouvent des milliers de sans-papiers depuis des années. Sur le parvis de la Basilique, par centaines, des familles ont afflué de partout pour se faire recenser avec l’espoir d’obtenir, après avoir fui les situations de marasme économique et de conflit de leur pays d’origine, le droit de vivre dignement en France. Les sans-papiers de Seine Saint-Denis ont obtenu du préfet l’assurance d’un réexamen de 1200 dossiers mais aucune réponse globale ne leur a été apportée.

 

Au fil des semaines, le mouvement a fait tâche d’huile et la mobilisation s’étend maintenant à l’ensemble des départements. En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter qu’une partie de la population vivant et travaillant avec nous en France, soit maintenue dans cette situation de non-droit, d’exploitation et d’exclusion. D’autant plus, qu’en tant qu’enseignants, nous sommes tout particulièrement confrontés dans nos classes aux conséquences de la précarité imposée à certains de nos élèves et à leurs familles. C’est pourquoi, le SDEN CGT 93 réaffirme sa solidarité avec les sans-papiers et appelle les enseignants à soutenir les initiatives de la Coordination pour exiger une régularisation pour tous.

 

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