Le coût de la rentrée !

Les prix grimpent, les salaires aussi… mais pas pour tout le monde.

C’est l’U.F.C. Que choisir, qui a mis les pieds dans le plat.

Après avoir relevé les prix de 53 produits dans mille grandes surfaces, l’U.F.C-Que choisir a dénoncé la flambée des prix portant ainsi la contradiction à l’I.N.S.E.E dont le chiffrage est beaucoup plus modeste :

- entre mars et juin 2002, + 1 % pour l’U.F.C contre + 0.5 % pour l’I.N.S.E.E.

- sur 2 ans, les prix auraient augmenté de 10%selon l’UFC

Le passage à l’euro a masqué des hausses de prix substantielles pour un grand nombre de produits courants.

Dans ces conditions, le gel des salaires est à dénoncer. Il entraîne une baisse du pouvoir d’achat :

- Gel des salaires dans la fonction publique.

- 2.4 % d’augmentation du S.M.I.C au premier juillet, soit le minimum obligatoire.

 

En réalité, aucun coup de pouce n’a été donné ni pour les SMICARDS ni pour les autres salariés, par contre une augmentation de 70 % des salaires des ministres a été votée,  à la sauvette et sans débat, fin juillet.

Cet été, un ministre (qui ?) exprimait sa crainte de devenir smicard du fait de son appartenance au gouvernement Raffarin. Rappelons à ce courageux anonyme qu’un salarié payé au SMIC gagne entre 1035.9 et 1154.3 euros par mois. Après augmentation, un ministre touche mensuellement 13300 euros dont le quart n’est soumis, ni à impôt, ni à cotisations sociales. Le salaire du 1er ministre atteint 16100 euros, plus 4000 euros d’indemnités. Sans compter les avantages en nature (indemnité de résidence, appartement de fonction, voiture avec chauffeur) distribuées à tous ces messieurs-dames. Que ce ministre se rassure, il y a encore un certain "décalage" entre son salaire et celui d'un smicard !

L’augmentation des salaires, de notre pouvoir d’achat doit être un des enjeux des prochaines mobilisations.

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