L'éducation nationale va recruter !

Le plan pluriannuel annoncé par L.Jospin le 16 mars dernier, jour de la grande manifestation nationale des personnels de l’éducation à Paris, a été présenté par J.Lang et J.L Mélenchon le 15 novembre. En quelques années, le Ministère va procéder à 185000 embauches. Une bonne partie d’entre elles sera consacrée à remplacer les personnels partant en retraite (40 % du corps enseignant d’ici 2010), 30000 seraient des créations nettes d’emplois pour toutes les catégories de l’Education Nationale selon les affirmations ministérielles. Ce serait un premier résultat, une entorse au dogme du gel de l’emploi public et le prix à payer pour reconquérir un milieu votant à gauche mais perdu du fait de la politique d’Allègre qui campait sur zéro création de poste pour gérer les transformations du système éducatif.

Alors, J. Lang magicien ou illusionniste ? Il est silencieux sur son projet éducatif pour l’instant. L’annonce de chiffres globaux ne suffit pas. Encore faut-il définir leur utilisation. Nos exigences sont déjà connues : titularisation de tous les précaires, transformation des heures supplémentaires en postes budgétaires, baisse des effectifs dans les classes et dédoublement pour améliorer les conditions de travail et d’étude, réduction du temps de travail. C’est à l’aune de ces revendications que l’on mesurera si les embauches annoncées sont suffisantes.

En attendant, des craintes s’expriment sur des difficultés pour recruter autant de jeunes professeurs. Il est vrai que le métier a besoin d’être reconsidéré. Les réformes qui obscurcissent nos missions et compliquent notre tâche sont à retirer. Nous ne voulons pas d’une formation initiale, pour les jeunes, dictée par le MEDEF. Nous avons besoin de liberté pédagogique et non de " pédagogie " imposée. La vie démocratique des établissements scolaires est à construire.

Les salaires doivent augmenter. Le 21 novembre, le ministre de la Fonction Publique reçoit les syndicats. Le minimum Fonction Publique est inférieur au SMIC. La CGT revendique la valeur du point à 35 F soit 10 % d’augmentation. Pour le SDEN-CGT 93, cela veut dire 1500 F pour tous tout de suite.

Nous avons besoin d’un syndicat fort et actif, capable d’initiative. Les adhésions qui nous arrivent montrent que des possibilités existent.

Il est temps de réaffirmer avec force nos revendications.

 

 

Michel Bidaux

Secrétaire départemental (16/11/00)

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