De nouvelles règles inquiétantes !

En pleine phase intra-académique du mouvement, le ministère a changé les règles d’affectation des enseignants pour une centaine de collèges de la région parisienne.

En effet, il vient de créer un dispositif dit expérimental destiné à " accroître la stabilité des équipes éducatives dans les établissements situés dans un environnement difficile ". Ces postes sont assimilés à des postes à exigences particulières (PEP 4). Dans le département de la Seine-Saint-Denis, 27 collèges et 13 SEGPA sont concernés par ce dispositif. Les lycées, LP et écoles en sont exclus.

Par ailleurs, le ministère demande aux personnels d'écrire une lettre de motivation. Le proviseur aurait la possibilité de refuser une candidature. Cette dernière mesure semble ne pas avoir été retenue par le rectorat de Créteil.

En contrepartie d’un engagement à rester 4-5 ans dans l’établissement, l’enseignant bénéficiera de 450 points (pour une mutation intra au bout de 4 ans) ou 600 (pour une mutation inter au bout de 5 ans). Les néo-titulaires bénéficieront dans ce cadre d'une décharge de deux heures sur le temps de service.

Ces dispositions approfondissent l’inégalité de traitement entre les différents personnels. Elles accroissent potentiellement l’autoritarisme des proviseurs.

Et surtout elles ne répondent pas aux besoins qui s’expriment dans les établissements concernés. Evidemment, ceux-ci ont besoin d’équipes stables, mais dans les établissements concernés, la première cause d'instabilité, n'est-elle pas lié au nombre de précaires qui n'ont pas la garantie de retrouver leur poste ? Par ailleurs, améliorer significativement les conditions d'enseignement ne permettrait-il pas de stabiliser les équipes. Or, on s’aperçoit que certains des établissements concernés ont vu leur moyens horaires par élève baisser pour la rentrée prochaine.

Favoriser la stabilité des équipes pédagogiques exige:

 

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