Mobilisation nationale
pour interdire les licenciements !

Une avalanche de plans sociaux récents visent à jeter à la rue des milliers de salariés pour satisfaire l'appétit des actionnaires.

Les injustices et les inégalités sont criantes : d'un côté, la croissance économique, des PDG grassement payés, des actionnaires voraces; de l'autre, des hommes et des femmes privés d'emploi et d'avenir.

L'exploitation capitaliste dans toute sa brutalité et son cynisme s'exhibe aux yeux de tous.

Le MEDEF justifie ces "restructurations économiques" par la toute-puissance des patrons, les impératifs de la concurrence, la nécessité de faire toujours plus de profits, la mondialisation.

Le gouvernement réagit mollement et refuse d'enclencher un processus législatif pour interdire les licenciements. Les mesures qu'il propose ne répondent pas à la question : que vont devenir les salariés menacés de licenciement aujourd'hui ? D'ailleurs, l'Etat-patron ne se comporte-t-il pas avec sa gestion de la précarité dans la fonction publique à l'égal du MEDEF ?

Mais, les salariés de Lu-Danone, Mark et Spencer, AOM, Moulinex, entre autres, n'entendent pas se laisser faire. La riposte a commencé. Elle doit se développer.

Différentes dates de manifestations sont déjà retenues (le 17 mai à Londres par exemple). Le 22 mai, la CGT lance une journée nationale d'action avec manifestations pour l'attribution de droits nouveaux aux salariés et à leurs représentants.

Le 9 juin, à l'appel des salariés de Lu, Mark et Spencer, AOM , une manifestation nationale aura lieu à Paris contre les licenciements.

Des droits sociaux nouveaux aux salariés, à leurs représentants ne suffiront pas. Des plans sociaux sont en cours : il faut les stopper. L'interdiction des licenciements -qui vaut aussi pour les précaires dans l'éducation nationale- est plus que jamais un mot d'ordre d'actualité.

Les entreprises font des profits et elles licencient : c'est inadmissible.

Construire un vaste mouvement unitaire regroupant syndicats (confédérés ou non), associations, partis politiques est impératif pour faire reculer le patronat.

Toutes les initiatives en cours doivent s'épauler les unes les autres pour bâtir une riposte où, tous ensemble, nous exigeons l'arrêt des plans sociaux, l'interdiction des licenciements mais aussi la fin de la précarité, des embauches, l'augmentation des salaires.

Michel Bidaux

Secrétaire départemental, le 11 mai 2001

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