Rentrée 2000 : Vigilance et combativité !

C’est quand la rentrée ? Le 1er septembre comme prévu ou plus tard comme le demande le syndicat des personnels de direction ? Pour l’instant, silence-radio du côté des autorités.
Allègre, démissionné, a laissé derrière lui ses réformes que Lang et Mélenchon ont la charge d’appliquer au prix de quelques aménagements. La question du paiement des jours de grève n’est toujours pas réglée. Oralement, le Ministère dit qu’il n’y aura pas de retenue jusqu’au 13 avril. Mais le Rectorat de Créteil retient les 3 et 24 février. Le SNETAA, lui intervient au plus haut niveau pour que les jours de grève soient prélevés.
Les syndicats sont reçus, écoutés mais pour quels résultats ? En matière de précarité rien n’avance. Les grilles horaires BEP et Bac-pro, les projets pluridisciplinaires source de flexibilité, la comptabilité de suivi des PFE, les chartes restent inchangés.
Des promesses de rediscussion sont faites, cependant la rentrée 2000 se fera en fonction de ce qu’avait prévu Allègre.
Le gouvernement annonce un plan pluriannuel, un collectif budgétaire, des créations d’emplois. Ce qui est surtout palpable, ce sont les HSA qui font spectaculaire bond en avant (4397 pour les LP et SEP du 93).
La rentrée 2000 risque fort d’être amère, chaotique et source de désorientation pour tout le monde.
Les enseignants s’interrogent sur le bien fondé et la viabilité de toutes ces " nouveautés ". Perplexité et difficulté de s’y retrouver : la transparence, le fonctionnement démocratique ne vont pas en être améliorés, bien au contraire.
Les précaires attendent toujours du concret. Ministère et Rectorat se sont engagés sur le réemploi des MA et contractuels. Mais dans quelles conditions et pourquoi ne l’écrivent-ils pas ? Quant à la titularisation, le dossier est piloté par M. Sapin, ministre de la fonction publique.
En visite dans un LP de l’Eure, D. Assouline, conseiller de Mélenchon, a déclaré que le Ministère travaillait à une simplification des concours internes, que les MA ayant 10 ans d’ancienneté seraient automatiquement titularisés. Rappelons que nous voulons la titularisation sans concours de tous les précaires.
La rentrée 2000, c’est la dernière année du plan d’urgence (1200 postes). Les taux d’encadrement ont été un peu améliorés, notamment en collège. Du retard a été rattrapé. Les difficultés et un différentiel important de réussite aux examens par rapport aux moyennes nationales subsistent. La pérennité d’une dotation importante pour les rentrées prochaines doit être revendiquée afin de permettre l’abaissement des effectifs-élèves dans tous les types d’enseignement, la mise en place des dédoublements dans toutes les disciplines en fonction des besoins.
Les vacances qui s’annoncent seront bien méritées.
Soyons prêts pour une rentrée placée sous le signe de la vigilance et de la combativité.

Le 6 juin 2000

Michel Bidaux
Secrétaire départemental

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