Pour un véritable sport scolaire !

Bientôt trois mois que la rentrée a débuté et l’heure d’un premier bilan s’impose. Aujourd’hui comme hier, deux éléments majeurs s’opposent à un enseignement de qualité en éducation physique : les conditions matérielles sont toujours insuffisantes et le déficit d’installations adaptées est de plus en plus criant, enfin l’épineux problème de la mise en place des trois heures hebdomadaires d’AS (association sportive) transparaît à la vue du nombre de licenciés décroissant dans l’académie.

Un enseignant – une classe – une salle adaptée. Cette triple relation est loin d’être effective en Seine-Saint-Denis. Bobigny, Bagnolet, Blanc-Mesnil,… autant de villes qui ne disposent pas de suffisamment d’installations sportives indispensables à l’enseignement de l’EPS. Cette insuffisance qualitative et quantitative se répercute immanquablement sur la qualité de notre enseignement : diminution du temps effectif de cours due à la longueur des déplacements, engorgement des structures existantes et choix des activités physiques subordonnées aux salles disponibles (contrairement aux recommandations des programmes)…

Le sport scolaire est également mis à mal en ce début d’année. Ce n’est pas nouveau, « la consultation nationale sur le sport scolaire » effectuée par Mélenchon, l’an passé n’a pas été menée par hasard… Il devient de plus en plus difficile de mettre en place ces trois heures hebdomadaires, particulièrement en lycée où les créneaux horaires ne sont pas toujours ménagés le mercredi après-midi. On sent poindre la menace de l’éradication de l’AS en lycée, on soupçonne la future alternative « 17+3h d’AS » ou « 18h sèches »… beaucoup d’interrogations restent en suspens mais la meilleure façon d’y répondre est de prouver sur le terrain l’utilité du sport scolaire en faisant pression sur les chefs d’établissement, en mobilisant les élèves, en nous concertant pour innover nos propositions et les adapter à la demande !

C’est donc dans le souci d’une réelle application des programmes que nous devons exiger de disposer d’installations appropriées. Il semble que la construction d’un gymnase ait été adopté à Bobigny, c’est un premier pas. Il faut maintenant exiger que les enseignants concernés soient consultés pour la conception des plans et permettre ainsi une réelle fonctionnalité de cette infrastructure et l’adapter aux besoins de l’EPS.

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