Contre la précarité

Pour la titularisation de tous !

Rassemblement au Ministère

Mercredi 14 novembre

La loi Sapin, en vigueur depuis 2001, ne mettra pas fin à la précarité dans l'éducation nationale. Certes, elle a permis à des MA (interdits de concours jusque là), à des contractuels de se présenter aux examens professionnels, aux concours réservés.

 

Certains ont été reçus et c'est tant mieux pour eux. Le SDEN CGT 93 avait d'ailleurs fait son possible pour les aider à passer cette épreuve. Mais d'autres ont été scandaleusement recalés avec des notes dérisoires et inexplicables pour des MA ayant jusqu'à 19 ans d'ancienneté.

Ajoutons que des attitudes discriminatoires se sont produites à l'égard d'enseignants en SEGPA.

 

Malgré les recommandations du Ministère, les recteurs en Ile de France ont refusé de réunir les jurys pour réexaminer les dossiers d'un certain nombre de candidats. Prétexte : la souveraineté des jurys. Cette souveraineté leur permet en fait d'adopter une attitude élitiste et méprisante vis à vis d'enseignants qui sont sur le terrain depuis des années et qui contribuent à faire tourner les établissements.

Résultat: entre 38 et 55 % de réussite aux examens professionnels en Ile de France ce qui est peu.

 

Le nombre insuffisant de postes mis aux concours, l'attitude des jurys ne permettront pas de titulariser tous les précaires actuellement en poste. Le ministère annonce 12,5% de postes en plus aux concours 2002. Ce différentiel en positif porte uniquement sur les concours externes. En effet, le nombre de postes prévus pour les concours internes est identique : 2560. S’il augmente un peu pour les concours réservés (2540 en 2002 contre 2405 en 2001), il diminue concernant les examens professionnels (3300 en 2002, 3500 en 2001).

Encore faudrait-il que tous ces postes soient pourvus par les jurys ce qui n’a pas été le cas en 2001 : déficit de 1250 sur les 3500 pour les examens professionnels.

Rappelons que les MA ne peuvent passer que deux fois l'examen professionnel ! D'autre part, il faut être extrêmement vigilant sur les candidats reçus en 2001 et donc devenus stagiaires afin qu'il n'y ait pas d'obstacles de la part des inspecteurs à leur titularisation.

 

Et puis il y a tous les contractuels embauchés à partir de la rentrée 2001, tous ceux qui ont moins de 3 ans d’ancienneté. Aucune perspective de titularisation pour eux si ce n'est de s'inscrire aux concours internes lorsqu'ils auront l'ancienneté suffisante. Sans parler de tous les précaires étrangers pour lesquels le seul horizon tracé est celui de la précarité.

 

Par contre, le Ministère, lui, a un projet : celui de les transformer en "agents temporaires de l'éducation nationale" (ATEN) avec un contrat de trois ans. ATEN et vacataires: c'est l'emploi précaire et flexible que le ministère veut pérenniser.

 

La mobilisation est nécessaire pour rappeler notre revendication, notre exigence : la titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité. La formation pédagogique à laquelle ils ont droit ne doit pas être un prétexte pour remettre en cause cette revendication. Cette titularisation est un droit légitime au regard du travail fait, des efforts consentis et de la place occupée par les non titulaires dans les établissements scolaires.

A juste titre, les MA, contractuels, vacataires ne veulent plus être des bouche trous sans avenir. Il est inadmissible que des contractuels commencent l’année scolaire sans contrat et soient payés trois mois plus tard !

 

Cette mobilisation concerne les enseignants précaires et titulaires mais aussi les emplois jeunes et les contrats emplois solidarité (CES) que le gouvernement veut relancer.

C'est pourquoi les syndicats CGT de l'éducation nationale, la CNT, Sud Education, les collectifs de non titulaires appellent à un:

 

Rassemblement au Ministère
mercredi 14 novembre, 14h

 

Il sera suivi d'une intersyndicale à la Bourse du Travail,
rue du Château d'Eau

 

 

 

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