Proposition de vœu sur le bilan de la rentrée
à modifier en fonction de la situation de votre établissement
et à faire voter en CA

 

La rentrée scolaire 2000 dans notre établissement et notre académie demeure problématique et génératrice de dysfonctionnements et d’injustices flagrantes. Cette année encore, des postes restaient vacants lors de la rentrée. Des élèves sont restés sans professeurs pendant plusieurs jours, voire semaines. Au 20 octobre, 126 postes étaient vacants dans l’académie, 200 congés n’étaient pas assurés.

D’un autre coté, des collègues maîtres-auxiliaires et contractuels qui travaillaient à nos côtés l’an passé étaient sans poste au début octobre. 280 contractuels l’étaient encore au 20 octobre, beaucoup le sont encore aujourd’hui. Des MA ont été désignés arbitrairement comme moyens de remplacement et rattachés administrativement, causant ainsi des pertes de salaires pour certains. Nous exigeons que tous les collègues non-titulaires soient réemployés et qu’il y ait création des postes statutaires nécessaires à leur titularisation.

 

Nous rappelons l’explosion scandaleuse des HSA (heures supplémentaires années) dans notre établissement qui alourdissent la charge de travail de nombreux collègues. Pour l’Académie, le total des HSA est de 55 000 HSA dans le 2nd degré dont 12 000 en LP (666 équivalents-postes). Cela représente des milliers de postes nécessaires. Les heures supplémentaires doivent être transformées en postes statutaires.

 

Enfin, l’application des réformes qui ont été vivement contestées au printemps dernier entraîne désorganisation et inquiétude dans les établissements. Les projets pluridisciplinaires à caractère professionnel tels qu’ils sont conçus par le ministère (sans concertation dans la durée, ni formation, ni moyens financiers prévus et avec une orientation utilitariste) nuisent à la qualité de la formation des élèves. Leur introduction s’est faite par le biais d’une réduction des horaires d’enseignement professionnel pour les élèves, sans aucune réflexion. Nous leur dénions toute portée pédagogique.

De plus, le nouveau statut des PLP prévoit l’introduction d’une certaine flexibilité dans les emplois du temps des enseignants et donc des élèves. Nous refusons cette disposition et revendiquons un temps de travail et d’études hebdomadaire.

 

Pour améliorer les conditions d’étude des jeunes et les conditions de travail des enseignants, nous exigeons un temps de concertation dans le temps de travail des enseignants et des dédoublements, chaque fois que c’est nécessaire.

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